Le ministère de l’éducation nationale à l’épreuve de la méthode Blanquer

Depuis le début de son mandat, Jean-Michel Blanquer a fait le pari de construire « l'école de la confiance », sans qu’il soit acquis qu’il ait compris ce qu’est l’école. Parmi les nombreuses réformes entamées, la réforme du baccalauréat est sans doute celle qui a été la plus commentée. Elle propose, en somme, une professionnalisation du cycle lycée avec un choix de spécialités précoce. Le ministre a également mis en avant son nouveau Grand Oral dont l’objectif affiché est de valoriser l’apprentissage de l’oral dans l’enseignement.

Comment ces réformes sont-elles perçues ? Claire Guéville, responsable syndicale au SNES-FSU, est très critique tant sur le contenu de ces réformes que sur la méthode Blanquer. De leur côté, les deux professeurs d’histoire-géographie dont La Reprise a recueilli les témoignages se montrent également sceptiques.

La carte scolaire, régulièrement remise en question, est un indicateur des effets de ces réformes. La reprise a pu observer les conséquences de la réforme du bac sur l’offre de spécialisation dans les établissements de l’académie de Nancy.